Le 12 novembre, le jeudi fait le mois. Du moins, pour les Jedi. Alex McMahon, Jean-Phi Goncalves, Dan Thouin, Martin Lizotte et J-F Lemieux nous invitent dans leur terrain de jeux (en résidence à la SAT) pour la deuxième soirée Jedi Electro de l’automne. Le truc pour acquérir la force? Des musiciens de talent, de l’improvisation musicale, des rythmes dansants et un drink gratuit pour les dames avant 23 h. Sans oublier la présence d’Égypto de Payz Play, qui gardera la piste de danse bien chaude durant toute la soirée.
Au moment où le Mile-End vibrera au son de la musique instrumentale, Laval portera la flamme de la musique indie avec la première édition du festival Diapason. Du 5 au 8 novembre, les Malajube, Think About Life, Mille Monarques, MC La Sauce, Xavier Caféïne, You Say Party! We Say Die! et autres groupes locaux oseront traverser la rivière des Prairies pour prouver que le bon goût existe dans le royaume du Colossus et des Civic montées. Les organisateurs de l’événement ont récemment dévoilé en partie le voile sur les invités mystères en première partie de Malajube. L’indice? Un groupe dont le nom contient quatre S. Voici mon guess!
Du 5 au 7 novembre, Le Milieu (6545, rue Durocher, local 200) accueillera d’ailleurs le Triduum Musical, un nouveau rendez-vous de musique instrumentale qui se tiendra trois fois par année. De quoi combler les amateurs de post-rock, de jazz et d’autres ambiances planantes.
5 novembre
Kimika
Sharcüt
Montreal Nintendo Orkestar
6 novembre
Ryan Butler Trio
Luther Higgs
Welwitschia
Pendant que les politiciens se font vacciner contre la H1N1 et les enveloppes brunes, rien de mieux que de renforcer artificiellement son système immunitaire afin de survivre aux déplacements quotidiens dans le transport en commun. Au moment où les rayons de soleil se font plus discrets, les nouvelles parutions de Boys Noize, de Jori Hulkkonen et de Vitalic tombent à point.
Intéressant article ce matin dans La Pressepour ceux qui suivent de près ou de loin l’évolution des médias. Le magazine Nightlife (sous la gouverne de l’agence de publicité Newad) a commandé une étude sur la consommation médiatique des 18-24 ans, ce public-cible dont les marketeux et leurs clients s’arrachent constamment. L’étude menée par l’ethnographe et professeur de marketing à HEC Montréal, Jean-Sébastien Marcoux, confirme ce que tout le monde savait déjà, soit que les jeunes « influents » achètent peu de disques, délaissent les journaux et magazines (sauf ceux de mode) et n’allument quasiment pas leur télévision.
Ce ne sont pas les résultats en soi qui me désespèrent, mais plutôt les intentions grandissantes de Newad à transformer sa plateforme publicitaire, le Nightlife Magazine, en infopublicité. Depuis le début, l’agence s’était fait relativement discrète. L’infolettre, les publicités et les concours vendaient leur salade à bon escient, sans écœurer. C’était même bien fait et plutôt appétissant.
Mais voilà que les récentes parutions passent en mode gavage publicitaire. Des Street Stylin’ commandités par des marques de vêtement, une page culturelle présentée par Renaud-Bray (avec une mention dans le texte, un bandeau en bas de page et une pleine page), des sondages pour le compte de partenaires via l’infolettre, deux pages de publireportages épousant la grille graphique du magazine, un party organisé par Nightlife pour mousser les ventes de Puma (avec les nombreux rappels par courriel et par Twitter), un concours vidéo avec Loto-Québec et toujours plus de publicités pour pouvoir se payer ces belles pages en quadrichromie sur papier recyclé. Et même pas moyen de vivre votre crise de foie en paix : Newad vous suit jusque dans les toilettes publiques pour porter le coup de grâce à votre surconsommation publicitaire. Si vous êtes chanceux, ce moment magique sera immortalisé dans les pages du magazine.
Au fil des ans, le Nightlife s’est construit une solide réputation dans l’univers culturel, devenant pour plusieurs la référence de la branchitude montréalaise. Tant sa facture visuelle que son contenu, conçu par d’excellents rédacteurs, présentent des qualités indéniables. Par contre, lorsque le meilleur fast-food en ville ajoute une livre de bacon et de la sauce à Big Mac à sa réputée recette de poutine, il risque dangereusement d’écœurer sa clientèle. En m’arrêtant sur la chronique d’Olivier Lalande du mois d’octobre, je me suis mis à douter de ma relation avec le Nightlife puis à me questionner : stop ou encore?
En tricotant mes fils RSS ce matin, je suis tombé sur 1) un rare billet de Doudou depuis son exil de la blogosphère et 2) le nouveau vidéoclip de Yann Perreau, pour la pièce Le Président danse autrement. En plus d’une finale revisitée à la Parc-Extension, une version Mario Pelchat de Beau comme on s’aime anime le supermarché.