Avez-vous remarqué que l’automne est une période faste en remise de bourses dans le milieu musical? Hier, c’est la formation campivalencienne Harvee qui a remporté le Grand Prix de la relève Archambault. Le jury, composé de journalistes et de gens de l’industrie, a été séduit par la pop orchestrale de l’album Sink or Swim… Les membres du groupe repartent ainsi avec une bourse de 10 000 $. Les autres finalistes en lice étaient Andréanne Alain, Steve Marin, Brigitte Saint-Aubin, Moran, Tristan Malavoy, Saint-Flemme et Jonathan Savage.
Bloodshot Bill, Les Breastfeeders, Hot Springs, Karkwa, Krief, Priestess, Plants and Animals, The Stills, Thunderheist, Torngat et We Are Wolves seront de l’édition 2007 du M pour Montréal qui se tiendra les 15 et 16 octobre prochains. Programmé juste avant le festival CMJ à New York (16 au 20 octobre), cet événement a pour but de faire connaître les artistes montréalais à l’industrie musicale du monde entier. Espérons que les dépisteurs et les journalistes internationaux s’y arracheront nos talents locaux. L’année dernière, The Besnard Lakes, Ghislain Poirier et Champion présentaient notamment des concerts.
La Fondation de la Société professionnelle des auteurs compositeurs du Québec (SPACQ) a remis hier une série de bourses afin d’encourager et d’appuyer les compositeurs et interprètes québécois. Parmi les lauréats se trouvent Karkwa et Tricot Machine qui se sont vu décerner le prix Dédé Fortin (auteurs-compositeurs de la scène émergente). Vincent Vallières a quant à lui remporté le prix Gilles Vigneault (jeune carrière d’auteur-compositeur). Chaque prix remis est composé d’une bourse de 10 000 $.
On devrait également connaître d’ici peu les récipiendaires du prix ECHO remis aux chansons de langues anglaise et française les plus créatives et artistiques de l’année.
Docteur, ne partez pas! J’ai encore besoin de vous. Je crois souffrir d’un mal beaucoup plus important que l’obsession musicale. Je gobe sans jugement toutes les créations des héritiers de Daft Punk. Bien oui, tous ces artistes qui surfent alègrement sur la vague électro-rock comme Justice, Simian Mobile Disco, Digitalism, Teenage Bad Girl et Midnight Juggernauts. Tout a commencé un peu avant l’annonce du retour montréalais de Daft Punk. J’ai été pris de convulsions à plusieurs reprises. Frissons et sueurs accompagnaient mes écoutes maladives. Puis, il y a un autre responsable : Kitsuné. L’étiquette française, qui me faisait auparavant grimacer, m’a finalement charmé. Je croyais éviter cette épidémie. Suis-je bien Docteur? Je me croyais bien protégé. Il semble que non. Ça se soigne, dites?
La preuve que je ne tourne pas rond : je suis tombé sur le premier album complet du DJ berlinois Boys Noize : Oi Oi Oi. Bien quoi, vous ne connaissez pas Boys Noize? Il a remixé avec style des pièces de Feist, Bloc Party, Depeche Moche, Shiny Toy Guns et Para One. Son disque m’obsède. Et dire qu’il ose intituler une pièce Don’t Believe the Hype! Allez écouter des extraits sur son site. Quand je me regarde dans un miroir, mon reflet renvoie l’image d’un crâne en boule disco. Alors, vous pouvez m’aider?
Moi qui me croyais anormal, parmi une horde de hipsters et de mélomanes. En lisant cet article de Paul Journet (paru dans La Presse de ce matin), j’ai appelé mon psy sur-le-champ pour cesser ma thérapie. Puis, je suis allé faire une razzia chez le disquaire pour célébrer cette révélation. Ne me reste plus qu’à me procurer ce fameux livre dont il est question dans le papier : This Is Your Brain On Music, Éditions Dutton. Plus de détails au www.yourbrainonmusic.com.
Ça roule pour Patrick Watson ces jours-ci. Après avoir attiré l’attention des critiques en Europe, voilà que le Montréalais reçoit le prix Polaris, ainsi qu’une bourse de 20 000 $, pour son album Close to Paradise. Il a été préféré aux plusieurs récents albums de Arcade Fire, The Besnard Lakes, The Dears, Julie Doiron, Feist, Junior Boys, Miracle Fortress, Joel Plaskett et Chad VanGaalen. Le prix Polaris est décerné annuellement à l’album canadien qui se distingue par ses qualités artistiques. L’année dernière, il avait été remis à Final Fantasy pour son album He Poos Clouds.
Vendredi dernier, le Téléphone Rouge célébrait son 100e concert avec Creature et We Are Wolves. Quelle belle manière de marquer l’événement en invitant deux groupes montréalais en pleine ascension. Retour sur une soirée suante.
En excluant la première édition de la soirée Shut Up and Dance, la foule présente au Téléphone Rouge vendredi dernier était l’une des plus denses que j’aie constatées. Je dois avouer que ça faisait un bout de temps que j’y avais mis les pieds. Avant même que les groupes montent sur scène, la sueur perlait déjà sur nos fronts. Voyons! Il n’y a pas d’air climatisé ici? Ça me rappelle qu’à l’hiver dernier, une défaillance du système de chauffage avait fait grelotter les amateurs de musique à plusieurs reprises dans le même bar. La température a grimpé d’un cran quand Creature a entrepris sa pop funky. Tiens, la bassiste n’est plus la même. Celle-ci semble beaucoup moins à l’aise sur scène. Dans le bar, les danseurs affrontent la chaleur insupportable. Bien que la prestation du groupe était réussie, plusieurs problèmes de son sont venus écorchés nos oreilles.
Entracte. Pause oxygène. Nous allons abaisser notre température corporelle. Certains ne se contentent que de bières, d’autres préfèrent sortir. Nous revenons dans le sauna pour le clou du spectacle : We Are Wolves. Les pièces sonnaient fort. Croyez-moi, il n’y avait pas que les claviers et la basse qui étaient sales et suants. Fidèles à leurs habitudes, les gars de WAW ont donné tout un show. Le thermomètre a éclaté en cours de performance. Plusieurs spectateurs, atterrés, avaient la langue sortie tel un chien en période de canicule. Le concert aurait certainement plus levé si le facteur humidex n’avait été aussi élevé. Surtout que c’est le genre de musique qui s’apprécie en bougeant. En novembre prochain, le Téléphone Rouge soufflera sa première bougie sur son gâteau d’anniversaire. Suggestion cadeau : de la ventilation!
C’est fou ce que les échos favorables de médias internationaux à l’égard d’artistes montréalais peut me rendre fier. Question de nationalisme j’imagine. Alors voilà que je viens de tomber sur la critique de Close to Paradise, le deuxième album de Patrick Watson, rédigée par le populaire magazine français Les Inrockuptibles.
Pour l’élévation, Watson peut compter sur sa voix, qui hantait récemment le très bel album de The Cinematic Orchestra. Une voix capiteuse qu’il fait souvent démarrer en rase-mottes avant de la percher très haut, comme un Buckley mais sans maniérisme exagéré, comme un Thom Yorke mais sans le goût des cimes imprenables, avec une certaine modestie empreinte d’une véritable humanité.
On lit l’article complet ici. Et tant qu’à visiter le site des Inrocks, profitez-en pour visionner la session live intimiste que le magazine a enregistrée avec l’artiste montréalais qui sévit au piano. Je vous rappelle que Patrick Watson est présentement en tournée promotionnelle en Europe pour le lancement de son disque. Qui sont les prochains artistes d’ici à connaître autant de succès outre-mer? Tricot Machine? Faites vos jeux!
Vous avez manqué le concert de Daft Punk au mois d’août dernier? Le duo français a mis en ligne une vidéo de One More Time/Aerodynamic, enregistrée lors du concert au London’s Wireless Festival. Je vous rappelle que l’album Alive 2007, enregistré lors de la tournée du même nom, sera en magasin le 20 novembre 2007. Une version deluxe de deux disques sera vendue avec un livret de 50 pages de photos de la tournée ainsi qu’une vidéo de Harder, Better, Faster Stronger en concert, mais pas de DVD. Gavez-vous!
Quand j’avais déniché 45:33 l’an dernier, la pièce d’une durée de 45 minutes et 33 secondes produite par LCD Soundsystem (pour Nike et Apple), un segment me poignait plus particulièrement. C’est avec frénésie que j’ai retrouvé ces mêmes notes sur Someone Great, l’hiver dernier, sur l’album Sound of Silver. Sans contredit, c’était ma composition favorite. Puis, en guise d’achèvement, ce vidéoclip superbement réalisé.