Comme je le mentionnais dans un billet précédent, je descends à Sherbrooke une fois par semaine pour suivre un cours à l’université. Lors de mes trois années du bac et de mon séjour à la radio universitaire, j’y ai découvert une petite scène musicale fort sympathique. Bien qu’elle soit modeste, elle déborde de talent et de créativité. Sa plus grande force : tous ses acteurs qui ont à coeur la vie culturelle de leur ville. Sa plus grande contrainte : la migration de la population étudiante. Durant le week-end et l’été, les universitaires désertent les rues de la ville. Puis, une fois leurs études terminées, rares sont ceux qui resteront à Sherbrooke. Et c’est sans compter tous les artistes de la région qui se lancent à l’assaut de Montréal dans le but de vivre de leur art. Tous ses éléments confèrent une certaine instabilité à la vitalité de la scène musicale sherbrookoise.
Malgré tout, en trois ans, j’ai eu l’impression d’assister à la naissance d’une scène musicale solide. L’ouverture de la salle de concerts Le Téléphone Rouge est sans doute le point marquant de ce nouveau visage culturel de Sherbrooke.
Puisque je quitterai bientôt Sherbrooke (oui, je fais partie de ces universitaires qui ne sont que de passage), je crois que c’est le meilleur moment de vous faire connaître les acteurs qui façonnent la scène musicale sherbrookoise. Dès mardi prochain, je vous présenterai sur une base hebdomadaire des portraits d’artistes et de gens qui sont derrière son succès. J’essaierai même de dénicher des entrevues avec des intervenants. Un dossier à surveiller!



