Docteur, ne partez pas! J’ai encore besoin de vous. Je crois souffrir d’un mal beaucoup plus important que l’obsession musicale. Je gobe sans jugement toutes les créations des héritiers de Daft Punk. Bien oui, tous ces artistes qui surfent alègrement sur la vague électro-rock comme Justice, Simian Mobile Disco, Digitalism, Teenage Bad Girl et Midnight Juggernauts. Tout a commencé un peu avant l’annonce du retour montréalais de Daft Punk. J’ai été pris de convulsions à plusieurs reprises. Frissons et sueurs accompagnaient mes écoutes maladives. Puis, il y a un autre responsable : Kitsuné. L’étiquette française, qui me faisait auparavant grimacer, m’a finalement charmé. Je croyais éviter cette épidémie. Suis-je bien Docteur? Je me croyais bien protégé. Il semble que non. Ça se soigne, dites?
La preuve que je ne tourne pas rond : je suis tombé sur le premier album complet du DJ berlinois Boys Noize : Oi Oi Oi. Bien quoi, vous ne connaissez pas Boys Noize? Il a remixé avec style des pièces de Feist, Bloc Party, Depeche Moche, Shiny Toy Guns et Para One. Son disque m’obsède. Et dire qu’il ose intituler une pièce Don’t Believe the Hype! Allez écouter des extraits sur son site. Quand je me regarde dans un miroir, mon reflet renvoie l’image d’un crâne en boule disco. Alors, vous pouvez m’aider?
Boys Noize - Arcade Robot (mp3)





Tiens, le graphiste en moi ne peut s’emoêcher de remarquer le retour en force de la tête de mort sur les récentes pochettes de nos amis… Boys Noize, We are wolves…
En passant “Oi” était un sous-genre du punk-rock en angleterre dans les années ‘70. Est-ce une référence ici?
En effet, le titre de l’album fait référence au mouvement Oi anglais. Et “Oi Oi Oi” était utilisé comme slogan! Merci pour cette mention!